
Scotchman · Entre révélation et dissimulation
Un même visage, jusqu’à devenir une autre présence.
Scotchman part d’un geste simple : recouvrir le visage jusqu’à rendre ses contours instables. Le portrait reste présent, mais il se comprime, se cache et se transforme.
Le monochrome n’explique pas chaque image. Il agit comme une surface et une succession d’états : huit couleurs, huit présences, un même protocole d’autoportrait.
Origine
Un jeu d’enfance. Une exploration actuelle.
À l’origine, un souvenir très concret : enfant, avec des amis, le visage s’enroulait de Scotch en classe comme un jeu absurde. Des années plus tard, ce geste revient — non plus comme plaisanterie, mais comme protocole d’autoportrait.
Un matériau banal devient alors un outil de représentation. Plus les traits sont comprimés et recouverts, plus la question de ce qui reste visible devient centrale.
Le geste précède l’image.

La série chromatique
Huit états. Un même protocole.
Rouge, vert, bleu, orange, jaune, violet, blanc, noir : la couleur n’illustre pas un symbole. Elle installe huit états distincts et transforme la perception d’un même corps.









Gland · 2025
Puis les images ont quitté l’écran.
Première présentation publique de Scotchman à Gland en 2025. L’exposition donne à la série une échelle physique : les portraits deviennent des présences dans l’espace.
De l’exposition à l’espace privé
Et si Scotchman entrait chez vous ?
Changer d’échelle change la lecture. Dans un intérieur, le monochrome devient un point d’ancrage : parfois silencieux, parfois frontal, toujours présent.

Le bleu structure un salon contemporain et devient le point focal de l’espace.
Collection
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